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Les enfants ont, dans un premier temps, découvert le magnifique château, datant de la fin du XVIe siècle. Cependant, c’est la découverte des animaux du zoo qui aura le plus diverti les enfants : wallabies, émeus, aras, tigres, zèbres… il y en avait pour tous les goûts. Les rugissements des lions les ont fortement impressionné.
Après le pique-nique à midi, les élèves ont assisté à diverses animations sur le thème animaux (spectacle de meute de chiens, goûter des lémuriens,…).
Cette sortie, largement financée par l’Ape (Association des parents d’élèves) de l’école, a été très appréciée par les élèves mais également par l’enseignante Audrey Le Fourn ainsi que les parents accompagnateurs.
Le club de football de Laurmené (Laurenan et Gomené) a tenu son assemblée générale, vendredi dernier, dans la salle des fêtes.
Le président, Jean-Luc Jouano, a dressé le bilan de la saison écoulée. « Les objectifs sont atteints avec le maintien de l’équipe A, qui a évolué pour la première fois de son histoire en division 1 et la montée de l’équipe 2, en division 3 ». Il a salué le travail effectué depuis trois ans par David Ecobichon, l’entraîneur qui quitte le club à l’issue de la saison.
Vincent Mescouez et Cédric Marteil ont, quant à eux, dressé le bilan de l’école de foot qui compte 19 licenciés, et comprend deux équipes de U6 et U7, une équipe de U8 et U9 et une équipe de U10 et U11, en partenariat avec l’école de Merdrignac.
Un vent de dynamisme souffle sur le club de Laurmené, avec une grande osmose entre l’équipe dirigeante et les joueurs. Cela permet d’attirer de nouveaux joueurs. C’est ainsi que Florian Recoursé, Jimmy Vaudelin, Steven Morand, Maxime Gachet, Corentin Jarno, Valentin Voyer, Régis Macé, Damien Raffray et Alan Raffray viennent renforcer les effectifs du club qui compte 45 licenciés en seniors.
« Afin d’avoir une troisième équipe solide, les joueurs qui souhaitent nous rejoindre sons les bienvenus », explique Cédric Marteil, secrétaire du club. Le club recherche des arbitres. « Le tarif des licences est fixé à 35 €, une majoration de 5 € par mois sera appliquée en cas de retard de paiement », annonce Jean-Luc Jouano.
Loulou Nunez, le nouvel entraîneur qui arrive de Plémy, s’est présenté aux joueurs et a annoncé ses objectifs. La reprise de l’entraînement est fixée au lundi 28 juillet, au parc de loisirs Aquarev, à Loudéac. Trois entraînements par semaine (lundi, mercredi et vendredi) sont programmés en août.
Des matchs amicaux sont prévus, vendredi 8 et jeudi 14 août, à Gomené, mardi 12 août, à Trévé et mardi 19 août, à Saint-Caradec.
Le 1er tour de la Coupe de France se déroulera le dimanche 24 août.
Dimanche 15 juin 2014, le 70e anniversaire des événements du 15 juin 1944 a été commémoré.
« Cette tragédie marquera pour toujours notre commune. Nous avions souhaité, avec la précédente équipe municipale, appeler cette place de la mairie, place du 15-juin-1944. Nous avons un devoir de mémoire. Les Gomenéens doivent se souvenir de ces événements tragiques qui se sont déroulés voici 70 ans », a indiqué le maire, Mickaël Leveau.
Deux jeunes ont été exécutés par les Allemands le 15 juin 1944 (Ouest-France du vendredi 13 juin 2014) : Marcel Poupiot et Edmond Woodhouse. Jean Bapthiste Poupiot, frère de Marcel, et sa famille, Charles-Emmanuel De Blay De Gaix, cousin d’Edmond, et Wyndham Woodhouse, neveu d’Edmond, étaient présents à la cérémonie.
« Le 15 juin 1944, les Allemands ont pris en otage ma maman, ma grand-mère. Edmond s’est alors livré pour que les Allemands ne leur fassent pas de mal. Il a essayé de négocier, d’expliquer qu’il n’était pas concerné et que tout cela était une méprise, les Allemands n’ont rien voulu entendre. En se livrant il a sauvé sa soeur qui avait alors 13 ans et sa mère », explique Wyndham Woodhouse.
Quelques semaines plus tard, le 3 août 1944, Merdrignac était libéré.
Témoignage
Jean-Baptiste Poupiot, frère de Marcel, pendu par les Allemands, le 15 juin 1944, se souvient des tragiques événements survenus ce jour-là. Il avait tout juste 19 ans.
Le 15 juin 1944, une compagnie militaire allemande est arrivée, à Laurenan, conduite par des cultivateurs finistériens, en voiture hippomobile. Cette compagnie se rendait sur le front de Normandie.
Deux militaires allemands sont venus voir mon père, maire de la commune de Gomené, pour qu’il nomme d’autres cultivateurs, pour remplacer les Finistériens, afin de les conduire à destination. Mon père a alors envoyé mon frère, Marcel, prévenir quelques cultivateurs de se rendre, à 15 h, à Laurenan.
Personne n’était au rendez-vous fixé. Deux militaires sont alors revenus à Gomené, chez mon père, pour obtenir des informations. Ils se sont assis à table, en attendant la réponse. Soudain, deux individus armés entrent chez nous, en criant « haut les mains ». Toutes les personnes présentes, y compris plusieurs clients du commerce de mon père, ont levé les bras. Ces deux individus, patriotes, ont tiré en direction des deux Allemands, puis sont partis. Un Allemand a été blessé au pied, l’autre n’a pas été atteint.
Les deux militaires allemands sont repartis à pied. À Roquetton, ils ont demandé, à M. Rocaboy, de les conduire, en voiture à cheval, jusqu’à Laurenan. Je me suis dit qu’il allait y avoir des représailles. J’ai donc décidé de partir vers Ménéac, avec deux amis.
Avant notre départ, j’ai dit à papa de prévenir mon frère Marcel de nous rejoindre. Marcel n’a pas voulu : « Je reste, dit-il, les Allemands ne peuvent rien, car j’ai accompli la tache demandée. » La compagnie allemande est arrivée au bourg de Gomené en chantant.
Sur leur trajet, ils avaient pris les frères Posnic en otage, qui ont marché les bras en l’air jusqu’au bourg. Arrivés à Gomené, les Allemands ont pillé notre maison, puis ont entassé des fagots et y mirent y le feu.
Certains militaires ont escorté Marcel pour se procurer une échelle et une corde. Ensuite, ils ont rassemblé tout le village, y compris le curé. Les Allemands criaient : « Bourgmestre et ses deux fils, terroristes ! » Sous les yeux des habitants, ils ont pendu Marcel, ainsi qu’un autre jeune, Edmond, de Blaye, venu en vacances, à Gomené.
Les Allemands sont ensuite repartis vers Laurenan, toujours en chantant, sans aucun regret. »


